Lorsque nous sommes arrivés chez MMS, Max Maintenance Service, dont nous ignorions jusqu’à son nom, peu auparavant, nous avons été reçus par Salim Ramdani, dont c’était le premier jour comme Directeur général de l’enseigne. Un premier jour qui ne donnait pas l’impression d’avoir affaire à un néophyte, ni à un nouveau venu et pour cause… En effet, Salim Ramdani, pour lequel le concept de réseaux de garages poids lourd MMS n’avait pas l’air d’avoir de secrets, avait du répondant sur l’ensemble des métiers nécessaires au lancement d’un réseau de ce type. Nous l’avions déjà croisé, alors qu’il était Business Developper Algeria pour la grande maison Bosch, et trois ans auparavant, quand il officiait en tant que directeur pièces et services chez Citroën, Groupe Bernard Hayot. Un travail accompli six ans durant, après neuf années passées au service de Renault, en tant que responsable pièces ! Bref, du lourd, comme on dit, en termes de CV et, aussi, du premium, les trois entités bénéficiant d’une notoriété internationale indéniable et nationale certaine. C’est donc Salim Ramdani auquel le groupe JEEM Holding a confié la charge de développer ce nouveau réseau de garages, auquel il offrait un écrin à la mesure de l’enjeu, à Rouïba : plusieurs milliers de m² (7 400 pour être précis) pour abriter… Mais revenons à l’origine du concept.

Dessine-moi un garage multimarque !

A l’origine, une inquiétude, des questions, un enjeu. Une inquiétude, celle des propriétaires de camions face à une possible panne, quelque part au milieu de nulle part, en Algérie, confiée à un mécanicien, pas toujours au fait des nouvelles technologies, pas vraiment équipé, pas clairement formé. Et qui doit faire repartir l’outil de travail le plus vite possible, et en toute sécurité. Des questions, celles que se posent les responsables de flottes pour garantir, partout, dans le pays des interventions normées, utilisant des pièces détachées de qualité d’origine, disponibles en magasin. Un enjeu, celui du groupe JEEM Holding, de donner vie à un réseau de garages poids lourd dans un pays que l’esprit d’enseigne rebute, un réseau « dans lequel le client soit bien traité sur le plan national et qui regroupe l’atelier et le magasin de pièces de rechange » complète Salim Ramdani. Le concept, pour être simple, n’en a pas moins demandé deux ans de réflexion et de travail avant de pouvoir s’appeler MMS et de recouvrir une réalité opérationnelle digne de ce nom et de la réputation du groupe dont il émane. Un concept étudié de A à Z et qui doit séduire aussi bien les investisseurs franchisés, que les responsables de flottes et les équipementiers partenaires. Indispensable trio de la réussite du challenge.

6 garages en propre, 16 franchisés   

Que regroupe MMS ? Max Maintenance Service, avant d’être le nom d’un garage et magasin, s’avère une structure d’animation de réseau de garages poids lourd, qui met à la disposition des mécaniciens désireux de porter ses couleurs, tout le matériel dont ils ont besoin. Tout d’abord, une plateforme de distribution de pièces disponibles à la centrale, pour qu’ils puissent répondre tout de suite à une demande de changement de pièce lors d’une intervention. Une centrale de référencement d’équipementiers premium, parce que MMS s’engage à ce que les pièces utilisées dans le réseau (à la réparation ou à la vente) assurent la tranquillité du professionnel comme celle du conducteur. En plus de la plateforme de pièces multimarque – parce que tout l’enjeu réside dans le multimarquisme et l’obligation qui est faite aux mécaniciens de pouvoir prendre en charge aussi bien un MAN qu’un Renault Trucks, un Iveco ou un Scania, MMS s’engage à fournir les formations techniques nécessaires, les informations sur les dernières technologies comme sur les pièces les plus récentes. Certes, MMS s’adresse aux véhicules de plus de trois ans, mais trois ans pour un poids lourds, c’est très vite arrivé ! D’où la très grande place réservée au magasin – centrale logistique qui approvisionnera les garages MMS autant de fois que nécessaire. Bien sûr, l’équipe de MMS épaulera les futurs garagistes dans la mise en œuvre du concept tant en matière de communication, de marketing, de formation des personnels, et aussi et surtout des process, des méthodes de travail. Il ne s’agit pas d’apprendre son métier au mécanicien réparateur de poids lourd – car le réseau s’appuiera sur des professionnels déjà reconnus et disposant d’une expérience professionnelle certaine – mais bien de lui apporter un soutien dans la normalisation de son métier et dans ce qu’il n’a jamais le temps de faire, à savoir la communication auprès des clients et prospects. Car « le métier principal de la centrale consiste à amener de la clientèle aux garages tout en garantissant aux flottes que leurs camions bénéficieront du même soin à Alger, à Oran ou à Ouargla » commente Salim Ramdani. L’idée étant de disposer d’un maillage assez représentatif dans les grandes régions. Pour ce faire, le groupe lancera lui-même six garages aux couleurs de Max et s’est donné comme objectif de signer 16 franchisés (ateliers – magasins) dans un très proche avenir.

Garage témoin inauguré en septembre

A Rouïba, les choses s’accélèrent, deux baies PL ont déjà vu le jour dans l’atelier principal, tandis que les racks de pièces se montent dans l’entrepôt attenant et que l’espace peinture se met en place. Quoi de plus parlant, en effet, que de présenter un garage Max Maintenance Service, totalement opérationnel et aux couleurs de l’enseigne pour que l’on se rende compte immédiatement de quoi il s’agit. C’est là que les futurs franchisés découvriront comment leur propre garage pourra coller aux standards du réseau : même niveau d’équipement, même savoir-faire technique, même prix des prestations etc. C’est là, aussi, que leur seront présentés les opérations marketing clés en mains, les programmes de fidélisation et bientôt les conventions signées avec les grandes flottes. Parce que si c’est le premier jour pour Salim Ramdani, les responsables du groupe ont déjà œuvré, et validé que les flottes étaient impatientes de pouvoir compter sur un réseau national de professionnels travaillant de la même façon et apportant une sécurité dans le travail comme dans la fourniture de pièces, impatientes de signer sans doute – mais nous n’en saurons pas plus.

Parallèlement, les équipementiers premium veulent rejoindre l’aventure alors que les prétendants à la franchise se sont fait déjà connaître : « Nous avons déjà pris des contacts avec des futurs franchisés, très heureux de voir cette opportunité se profiler, des professionnels du secteur qui entendent profiter d’un cadre adéquat », raconte Salim Ramdani qui ajoute que « les équipementiers première monte ou de qualité d’origine sont enthousiastes et saluent l’innovation, le professionnalisme et … le courage ». Car Salim Ramdani le sait, MMS répond à une préoccupation nationale – et pour les équipementiers « une préoccupation internationale de se rapprocher du client final, ce que nous leur offrons » – mais il sait également que le travail est loin d’être achevé : « Le concept de réseau de garage n’est pas culturellement dans nos gènes et même si les réactions sont plus que positives, il va falloir convaincre, expliquer et le faire rapidement pour que notre clientèle adopte aussi rapidement notre réseau. C’est d’ailleurs pour cela que nous montons en parallèle six garages filialisés. Par ailleurs, nous construisons un centre de formations pour les formations techniques, notamment, qui permettra de fournir aux adhérents des formations complémentaires, des mises à jour avec l’aide de nos partenaires équipementiers etc. Sachant qu’ils pourront bénéficier d’une hot line technique animée par des professionnels du poids lourd. C’est un magnifique challenge et comme nous voulons le réussir, nous nous employons à en étudier chaque aspect et à sécuriser son environnement. » Et pour cela, MMS peut compter sur l’ambition et la volonté du groupe de soutenir à fond le projet jusque dans son moindre détail. Algérie Rechange vous décrira « en live » l’inauguration, dans son numéro d’octobre.